Avec Béatrice Louison, tout matche !

Elle ambitionnait un nouveau projet basket et saturait dans son travail à Calais. Alors, quand Laurent Chamu lui a proposé de venir jouer au Havre, Béatrice Louison s'est donné les moyens de faire d'une pierre deux coups. « Le jour de mon premier entraînement, j'ai réussi à décrocher un entretien d'embauche, et tout a matché : le club, le boulot (chargée de recrutement dans une agence d'intérim) sans aucun temps-mort ! J'ai quitté le 9 juin mon ancien travail pour prendre le nouveau le 11 juin en pouvant souffler deux semaines sur la fin à Calais. »

Une mi-temps bien courte avec un job qui la fait commencer tous les matins à 8 h afin d'être libérée plus tôt le soir, entraînement oblige. Ce qui demande une hygiène de vie pour gérer la fatigue : coucher tôt, récupération le samedi matin et dimanche, peu ou pas de sorties et rattraper les heures perdues à l'agence quand le déplacement s'effectue dès le vendredi après-midi. La vie d'une basketteuse semi-pro à ce niveau n'est pas toujours simple mais Béatrice ne se plaint pas, elle en a fait un choix de vie.

Guyanaise d'origine, sa famille a rejoint la Martinique lorsqu'elle avait 7 ans. Huit ans plus tard, elle intégrait l'INSEP à Paris pour deux ans avant d'avoir une expérience pro à Tarbes. « C'est là que je me suis rendue compte que je ne pouvais pas faire que du basket, j'avais besoin de remplir mes journées. J'ai repris mes études, passé mon bac puis un BTS Négociation Relation Client à Thouars avant de rejoindre Calais. »

D'abord des copines

A 27 ans, Béatrice a trouvé son équilibre entre basket et travail et a vécu une belle surprise en arrivant au Havre. « C'est une des premières fois où la symbiose est immédiate avec tout le monde, je ne m'y attendais pas à ce point là. Est-ce l'équipe qui fait l'ambiance ou l'ambiance qui fait l'équipe ? Un peu les deux certainement. Le groupe est complet à tous les postes, il y a de l'entraide et je crois qu'on est d'abord copines avant d'être équipières. Tout a matché entre-nous, on ne se prend pas la tête, on s'éclate ensemble. Je ne sais pas par quel tour de passe-passe c'est arrivé, faut-il y voir une bonne éducation (rires) ? »

Après cette coupure d'une semaine qui a permis aux organismes de se régénérer, c'est un gros morceau qui attend les Océanes samedi soir. Avec deux victoires et une défaite, Trith et l'ancienne aplemontaise Aïda Fall sont au même niveau au classement. « C'est une formation très physique, avec beaucoup d'engagement, certainement plus dure que celles rencontrées jusqu'à présent. On doit faire une bonne reprise, se remettre dans l'intensité et ne surtout pas être amorphes à un quelconque moment du match » , assure Béa qui voit bien Aplemont terminer dans le top 4, ose même la 3e place mais ne veut pas espérer, oralement du moins, une qualif en play-offs...

Samedi 13 octobre, 20 h à Coubertin (2 €) : Aplemont – Trith-Hainaut

Buvette, frites, saucisses, merguez, sandwiches...

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